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MON ÂME, OÙ ES TU ?


Aujourd’hui, l’idée même que nous ayons une âme est tabou, car cette absence d’âme, cette absence du divin est le paradigme nécessaire pour nous faire avancer en bons petits soldats au service d’une société matérialiste et scientiste.


« L’homme moderne est cet être revenu de tout, fier de ne croire à rien d’autre qu’à son propre pouvoir.» écrit François Cheng


L’âme est devenue une idée d’un autre temps, reléguée dans les oubliettes des croyances et des religions, renvoyant dos à dos croyants et non croyants. En France, ne pas croire en l’existence de l’âme est plus aisé car c’est le cas du plus grand nombre (en apparence en tout cas). C’est là une norme devenue normalité. Y croire, nous met d’emblée dans la case de l’anormalité, du doux rêveur, du naïf. « Celui qui ose se réclamer de l’âme prend le risque d’être traité de ringard, de spiritualiste, voir de suppôt des religions (…) et « Si on la découvre cette âme, c’est qu’elle est la part la plus cachée, la plus secrète de notre être. Comme l’air que nous respirons, elle est principe de vie. Mais ne nous ne la voyons pas, ni n’y pensons jamais. » nous dit encore François Cheng.


« Mon âme, où es tu ? M’entends tu ? Je parle, je t’appelle – es-tu là ? Je suis revenue, je suis rentrée – j’ai secoué de mes pieds la poussière de tous les pays et je suis venue à toi. » Carl Gustave Jung


L’expérience du divin continue à se faufiler dans nos existences à travers des perceptions subtiles et sous des noms cachés. Nous appelons cela l’intuition, l’inspiration, la contemplation, des étonnants hasards, une fibre artistique…



Si nous laissons de côté nos peurs d’être jugés, d’être exclus et que nous revenons au moi ? Que nous prenons le temps de sentir ce qui est bon pour soi. Quelle est la voix que je souhaite faire résonner le plus clairement en moi, autour de moi ? Qu’est ce que je choisis de croire ?

Avec mon cœur et avec ma raison. Car s’il faut une raison, il pourrait s’agir simplement de se poser cette question valable pour toute croyance : est ce que croire me limite et m’enferme ? Ou est-ce que cela me soutient dans mon processus d’individuation et mon chemin de vie ? Quelle est la voix qui me permet d’inscrire mon identité dans la célébration de la vie ?


Illustration peinte réalisée dans le cadre ma formation IPHI, été 2023.


Croire à l’existence de l’âme ne nous rend pas meilleurs pour autant, ni plus authentiques Il n’existe aucune vérité mais cela nous oblige à nous repenser, à nous redéfinir à nouveau.

Se savoir une âme, c’est reconnaître qu’il est vain et épuisant de chercher à tout contrôler et laisser vivre la poésie, l’irrationnel, le mystère qui pousse en nous ; c’est sentir combien ça respire bien plus grand en dedans et en dehors…


« Nous sommes de plus en plus nombreux à la désirer cette âme, à sentir qu’il est temps de perdre la raison. La condescendance avec laquelle nous observions les cultures animistes laisse peu à peu la place à un désir d’en être. Si nous sommes honnêtes avec nous mêmes, sans peur d’être raillés ou jugés, nous savons très bien que ces dimensions sommeillent en nous, qu’elles ont toujours été là. » Baptiste Lanaspèze.


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